dimanche 20 novembre 2011

La petite fille de ses reves Donna Leon


Nouvelle enquête du commissaire Brunetti.


Le commissaire, sa famille, enterrent sa mère. Le cercueil est béni par un camarade d'enfance devenu prêtre, revenu d'Afrique depuis peu. Et Donna Leon tente de nous introduire dans une de ces innombrables sectes de pseudo croyants.
L'essentiel des livres de l'auteur américaine qui vit depuis des décennies à Venise objet central des dix-sept enquêtes tient au plaisir que l'on éprouve à traverser des canaux, grimper sur des ponts aux marches glissantes, prendre des cafés avec Brunetti, boire une grappa ou deux.
Elle picore la vie quotidienne des Vénitiens, ne nous propose pas une vie rêvée. Au volant d'un vaporetto un homme remarque l'habileté particulière d'un cormoran. Quel repas s'offre-t-il plongeant longuement sous l'eau saumâtre ?


Un peu plus tard le corps d'une enfant émerge. Et Donna Leon se lâche quelque peu. Elle aborde prudemment le sort des Rom nombreux dans la cité. Les vols à l'arraché, les cambriolages, brutalités, faux-papiers et des enfants sans éducation envoyés dans les rues pour " travailler ". La petite fille cachait des bijoux volés dans son ventre, était déjà atteinte d'une maladie vénérienne. Un médecin attaché aux familles installées à la périphérie de la ville défend avec véhémence les Gitans ou plutôt les Roms. L'enquêteur enquête. Riches et pauvres, croyants et non croyants. L'histoire ne manque pas d'intérêt. Double enquête pour un commissaire pantouflard qui rentre facilement à son domicile à 15 heures bien nourri par Paola, heureux de retrouver ses auteurs grecs, Thucidide, Aristophane et les autres.
Le livre paru en 2008 en anglais ne sera jamais traduit en italien, afin dit Donna Leon de garder l'anonymat dans cette ville qu'elle aime.


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