jeudi 5 février 2015

La chute des princes Robert Goolrick ( roman EtatsUnis )

La chute des princes

                                       La chute des princes

            Un succès de courte durée, quelques années à peine "...une allumette.... elle s'enflamme.... Un éclat instantané, fulgurant.... J'ai été cette allumette... " NewYork 1980, doté d'un esprit de tueur Rooney a 24 ans et pour entrer à la Firme, société qui détient et s'efforce de faire fructifier les centaines de millions des propriétaires de chaînes de magasins ou autres, il faut être le nec plus ultra des financiers et  participer au coup de poker proposé par le patron au dernier stade de l'embauche. Celui qui trouve ressort avec une enveloppe qui contient une lettre écrite soit à l'encre bleue soit à l'encre noire. Né loin de la ville hyper active, Rooney a vite pris goût à l'élégance, au luxe assez ostentatoire, pour ses vêtements, ses draps, ses voitures. Ils vivent de très longues journées ces hommes devant des cours de bourse. La coke et l'alcool le soir dans les bars, les fins de semaine ou l'été dans les Hampton, et parfois une overdose alourdit un moment la course au toujours plus. Ils gagnent beaucoup d'argent, flambent à Vegas, se noient dans l'alcool, épousent des filles superbes qui savent divorcer lorsque le vent tourne et tout emporter, tout. Toujours Rooney entretient sa forme physique, ventre plat, musculation. Puis arrive le sida, et les désastres, d'abord le désarroi, puis les disparitions. Rencontres fortuites, Rooney s'interroge, est-il atteint ? Il n'a pas trente ans, drogué et alcoolisé à l'extrême limite de cette folle excitation, la gestion de tous les portefeuilles lui sont retirés, il est renvoyé. Son nom est brûlé, dit-il. Plusieurs mois sans travailler " ....Je m'étais attaqué à Proust pour me distraire dans l'attente d'un coup de téléphone.... Depuis j'ai la conviction inébranlable, La Recherche est le plus grand chef-d'oeuvre du XXè siècle. " Durant les six premiers mois de chômage qu'avait-il fait " J'avais lu Proust... "
 Et Proust plusieurs mois plus tard le sauvera. Il avait vraiment lu tout Proust. Dans l'esprit du Loup de Wall Street, l'auteur raconte une histoire vraie. Tout est exact sauf le lieu et le travail, puisqu'il vient de la publicité, " j'étais un pubard " dit-il dans ses interviews. Auteur de Féroces Robert Goolrick décrit sa vie qu'il sait si bien raconter, son monde, ses modes de vie, même quand elles sont rêvées.   







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