mercredi 22 mars 2017

Une jeunesse perdue Jean-Marie Rouart ( Roman France )


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                                                       Une jeunesse perdue
            Muscles en perdition, joues sans éclat, maigreur suspecte, un certain âge et ces décrépitudes inavouables, inacceptables par des hommes aussi bien que par les femmes. L'auteur, le livre est écrit à la première personne, lucide, fait le bilan certains jours. A la tête d'une revue d'art, conférencier, il mène une bonne vie très parisienne, fréquente les restaurants cités en nombre, habite un logement à Saint-Germain des Prés, sous les toits acheté avec son épouse sous-préfète du côté de Vichy très occupée par un jardin qu'elle s'obstine à améliorer. Le couple se rencontre, a ses habitudes. L'homme pense sa femme fidèle, mais certaines lettres trouvées dans un tiroir secret d'un joli bureau le déconcerte. Alors que lui-même rêve d'un nouvel amour malgré sa jeunesse évaporée et un maintien tout à fait acceptable, libre de tout sentiment et sensible à la beauté, il croise, piégé, une flamboyante jeune femme russe. Manipulatrice, fossoyeuse des portefeuilles de ses amants, cela il l'apprendra un peu tard, il trouve toutes les excuses à ses écarts, elle si jeune et lui "..... - Tu es trop vieux..... " lui dit-elle. "........ Quel réconfort j'aurais trouvé auprès de ma femme si je n'avais découvert l'étendue de sa dissimulation ! Je ne pouvais décemment aller pleurer mes peines de coeur dans son giron...... " Amoureux en plein désarroi, veillé par une servante berrichonne conseillère pas écoutée, qui marmonne des mots venus de son Berri pour tenter de sauver ce pauvre maître foudroyé.
"....... L'agressivité que je ne pouvais diriger contre elle, je la retournais contre moi...... " Lorsque sans réponse à ses appels téléphonés, ses bouquets de fleurs, il se rend à son appartement, observateur il nous décrit les couloirs obscurs de l'immeuble Walter. Le désir preuve d'une jeunesse pas disparue, et les conséquences rudes pour tous, sauf pour Valentina, sans doute.


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