samedi 17 juin 2017

Mille vies valent mieux qu'une J.P. Belmondo ( Biographie Cinéma France )

     
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                                         Mille vies valent mieux qu'une            

            Bebel l'Imprévisible... Des mots reviennent en boucle : " père, mère, copains ". Ces derniers les mêmes depuis le Conservatoire. Ils s'appellent Claude Brasseur, le père Pierre déjà ami du père de Jean Paul Belmondo, Vernier à l'affiche à ses côtés depuis les débuts de même que Charles Gérard dit Charlot, Michel Beaune, Rochefort. Enfant pendant la guerre il connait les routes et les maisons cachées mais joue toujours avec son frère Alain. A l'heure sérieuse des études l'écolier puis l'étudiant répugne à suivre les cours. Il n'aime pas qu'on lui impose d'apprendre, mais prêt à toutes les cascades, il se pend, entre autres par les pieds, comme un cochon à l'abattoir, à la balustrade de l'immeuble de la rue Denfert Rochereau où il habite. Le père sculpteur et la maman comprennent son besoin d'activité, mais s'inquiètent pour son avenir. Manuel, commercial. Chacun cherche puis un jour, la future star choisit, il sera comédien. 10 ans de galère avant A bout de souffle, d'échecs à l'entrée et à la sortie du Conservatoire. Un professeur Pierre Dux lui prédit " ..... ne pourra jamais prétendre tenir une femme dans ses bras  avec ce visage  ". Il est vrai, il a le nez cassé, Germanopratin, il quitte son quartier pour le faubourg St Denis, les salles de boxe, et fréquente les bistros et les habitants du quartier tout en poursuivant sa quête du plus petit rôle au théâtre. Les péripéties ne manquent pas et la camaraderie joue son rôle. Blagueur, rieur, acrobate, athlète, il ne sera jamais doublé lors des scènes folles où son rôle lui fait sauter sur le toit d'un métro, d'un hélicoptère sur un bateau ( l'Homme de Rio ) et tant d'autres acrobaties où il avoue se " régaler ". Mais dit-il et il le rappelle lors des derniers César lors d'un hommage avec ses amis "...... Quand je serai découragé d'avoir raté ma première tentative d'être comédien, elle me le rappelle : - De la volonté, mon fils. Avec de la volonté tu y arriveras  il ajoute " .... J'aimais tant ma mère qu'il m'était odieux de la contrarier et de voir disparaître de son visage ce magnifique sourire, limpide et franc, qui la rendait si belle ". Belmondo fut très critiqué, tant pour son jeu que pour son physique, pourtant rien ne pouvait le faire dévier de sa route. A partir de son premier film, Godard, il se sentit à l'aise devant les caméras, plus acteur que comédien. Son goût pour les blagues extravagantes s'amplifia. Chaussures des clients déposées à leurs portes ôtées et clouée sur les dites portes, la boisson aidant, il en est une qui reste obscure pour moi, pourquoi jeter les meubles par les fenêtres des hôtels des villes où ils tournaient. L'un sinon le plus populaire de nos comédiens a été dirigé par les meilleurs metteurs en scène, outre Godard, Melville, Verneuil, dit les dialogues d'Audiard dans 15 films. Les plus jolies femmes ont tourné avec lui, ou vécu, ainsi Ursula Andress. Sa rencontre avec Gabin un peu rugueuse au début : "..... Il me fascine. Quand je ne fais pas le con avec lui je l'observe. Il n'y a aucune différence entre lui et les personnages, qu'il ne joue pas, mais auxquels il fait jouer Gabin.... " L'encore jeune Jean Paul Belmondo fait part de ses incertitudes quant à l'avenir dans leur métier et Gabin répond " Regarde ta fiole ! Quand t'auras les pailles blanches, tu plairas encore aux gonzesses. Te magne pas la devanture et laisse couler l'Orénoque. " Calmé, las de traverser la planète pour tourner des films qui pourtant lui tiennent à coeur, Belmondo d'acteur redevient comédien, et joue Kean, de Dumas adapté par Jean Paul Sartre, puis rachète le théâtre des Variétés, et joue Feydeau. Un drame personnel très douloureux ne l'épargne pas, alors qu'il est en scène, puis un grave accident de santé, mais la volonté et ce besoin de continuer à vivre le poussent à se réparer. Le comédien doublé de l'homme ne déçoit pas et le livre montre l'homme sympathique qui ne comprend pas pourquoi il faut devenir adulte.








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