vendredi 9 novembre 2012

Carnets de HOMS Jonathan Littel ( Document )




                                               Carnets de HOMS

                                                                               - 16 janvier au 2 février 2012


            Cinq jours après la mort du reporter Gilles Jacquier Jonathan Littell commence un journal " 22h30 Arrivée à Tripoli... " Récupéré par des contacts commence la tortueuse route qui doit les conduire, son photographe Mani surnommé Raed par précaution et lui-même, surnom Abu Emir, à Homs. Nous suivons alors les craintes, les discussions de ces soldats de l'ASL, armée syrienne libre décidée à combattre les armées du gouvernement de Bachar el Assad. Les activistes jeunes pour la plupart ciculent en pick-up, kakach et téléphone en main et montre au journaliste, l'un des très rares circulant en Syrie, les images d'hommes morts, blessés et torturés. Mais entre check-point et résidences de révoltés sûres "... je m'accroupis dans le cul d'un pick-up chargé de caisses de munitions. A la sortie de Qusayr, on transvase les munitions ainsi que deux lance-roquettes, dans une camionette un peu plus grande... " Les communautés diverses continuent leurs luttes fratricides, "... sur les salafistes... 3 courants, le courant takfiri-djihadiste made in USA , le courant djamaal al-tabligh ( fodé en 1926 )... plus proche des Frères musulmans et le courant de pensée tahrir-al-uqul , la libérations des esprits. " L'auteur note tout : "... Froid glacial. Hormis quelques avenues, les immeubles sont tous très rapprochés... " Vie quotidienne, hausse du prix de la bouteille de gaz - hausse du dollar etc - La nuit Littell rêve " Les rêves prolifèrent sans trêve, personnels et dérangeants... " Au réveil les déjeuners sont copieux. Jonathan Littel habitué des terrains de combat, Tchéchénie, Bosnie, auteur des Bieveillantes qui firent beacoup parler, était à Homs pour un reportage destiné au journal Le Monde.  Le 28 janvier il tente de retourner au Liban, en vain. Durant tout ce périple des hommes, des enfants meurent sous les balles des snippers, scènes de deuil et d'enterrement, conciliabule
le plus dramatique semble la désastreuse situation des blessés : chirurgie pratiquée dans des lieux précaires, manque d'eau, hygiène absente et les mourants affluent. Le 2 février sur la route du retour "... de nouveau tassés à trois... dans la cabine du pick-up. La kalach est toujours là... La Colère garde sa grenade... à une autre maison dont il ressort avec une pochette pleine de dollars... les fameux Ben Franklins... " Mais le journaliste avait quitté Homs lors des plus grandes batailles. A la fin du livre une carte du pays et de Homs.

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